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Helga Schauerte Fait Parler D'elle

  • DIAPASON : J.S. Bach.Volume 1


Helga Schauerte (après ses belles interprétations de Buxtehude, Buttstett, Reger, Alain …) commence une intégrale Bach sur cet orgue. Une de plus ? Oui mais quel plus ! Qui enchante ou rebute d’emblée. Un Bach juste ce qu’il faut d’un peut déjanté.(…) Un Bach dépoussiéré, vigoureux, dans les grandes pièces, énergique ou méditatif dans les chorals, interprété non à l’image de son futur (le vieux cantor) mais comme l’œuvre d’un jeune organiste en pleine forme, ayant lu,entendu, assimilé et filtré les styles de ses prédécesseurs.

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  • RESMUSICA : L’intégrale de l’œuvre d’orgue de Bach Volumes 8 et 9 par Frédéric Muñoz


Le choix des orgues est très intéressant, inédits au disque à ce jour : orgue Möller (1738) de l’église abbatiale de Marienmünster (Westphalie) et orgue Klausing de la klosterkirche de Oelinghausen (Westphalie). Le jeu d’Helga Schauerte est comme à l’accoutumé vivant et très expressif, tenant en haleine l’auditeur avide de redécouvrir ces pages portant souvent enregistrées. Les registrations sont recherchées et souvent originales. Une très belle intégrale en cours de réalisation dont on ne manquera pas de suivre la suite des volumes.

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  • L'EDUCATION MUSICALE - Jean Sébastien BACH : Chorals de Leipzig (II). Intégrale de l'œuvre d'orgue, Vol. 9. Helga Schauerte, orgue. 1CD SCAM/SYRIUS. Distribution : Socadisc (www.socadisc.com) : SYR 141458. TT : 70' 36. - Edith Weber - décembre 2014.


L'excellente organiste de l'Église Évangélique allemande de Paris et Professeure au Conservatoire du IXe arrondissement (Paris) confirme, par ce CD, sa réputation de brillante concertiste ; elle réussit à mettre particulièrement en valeur la structure de chaque choral, avec l'exposition du cantus firmus, soit en valeurs longues (pédalier ou manuel), soit ornée, ou encore avec des entrées successives, et à recréer leur atmosphère spécifique : joie, exubérance ou intériorité. Une réussite de plus à son actif.
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Johann Heinrich BUTTSTETT (1666-1727)

 

1er Enregistrement Mondiale Oeuvres d'orgue, sur orgues historiques Johann Moritz Weisse de l'église de Römhild et Silbermann-Hildebrandt des églises St-Georges et Ste-Marie de Rötha (Thuringe et Saxe), SYRIUS 141334,1998

  • TELERAMA N°2518 /1998 (Xavier Lacavalerie) Allez savoir pourquoi ses compositions majeures furent perdues et ses pièces pour orgues oubliées. Helga Schauerte s'est donc employé à faire revivre l’œuvre de l'organiste d'Erfurt. Elle le fait avec panache, sur trois instruments historiques savoureux et goûteux. Bien plus qu’une réhabilitation, une découverte.

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Orgue Historique du PRYTANEE NATIONAL MILITAIRE de LA FLECHE


Œuvres de Michel Corrette, André Raison, Beauvarlet-Charpentier, Marchand à l’orgue historique de la Flèche (F), SYRIUS 141408

  • DIAPASON juin 2007 (Pierre Dano) Helga Schauerte jouant sur l'orgue historique de l'église Saint-Louis du Prytanée National Militaire de la Flèche, offre à ces œuvres le souffle qu'elles réclament sans négliger leur profondeur ni leur brillance. Dans un jeu d'une parfaite transparence, son discours musical n'en est que plus vrai et c'est en toute humilité qu'elle touche à l'essence même de ces partitions remarquables.

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Dietrich BUXTEHUDE (1637-1707) - Intégrale de l’œuvre d'orgue


DIAPASON : novembre 2002 (Michel Roubinet) : Avec le volume 5 s’achève l’intégrale Buxtehude entreprise en 1999 par Helga Schauerte. Outre la constante qualité de l’interprétation, l’un de ses points forts tient au choix des orgues, certains en première au disque.


Gravé sur l’insurpassable Schnitger/Ahrend de Hambourg, le volume 1 offre un condensé des atouts de Schauerte : une flamme omniprésente, non seulement dans les pièces libres d’inspiration fantasticus (virtuoses et accomplies et cependant presque surpassées en intensité par les développements fugués sur notes répétées ou en consort), mais aussi dans les chorals ; partout une séduisante acuité rythmique, vibrante et jamais systématique ni mécanique ; une articulation et un toucher dansant spontanément lyrique ; une exaltation de la forme et de la structure, décuplée et solidement maîtrisées à travers la mise en timbres, source inépuisable de perspectives sonores puissamment imaginées et qui tiennent l’auditeur en haleine.

Autre moteur de cette intégrale ; le bonheur manifeste qu’éprouve l’interprète à jouer cette musique saisissante mais chaleureuse, bonheur qui s’entend et se communique. A chaque orgue correspond un programme mixte en rapport avec la foi : Stylus fantasticus et chorals de Luther à Hambourg ; Nativité et Magnificat à Roskilde ; Lob und Dank (louange et action de grâces) à Noordbroek (près de Groningen) ; péché et mort autour du thème de la Totentanz (danse macabre) et de la vanitas à Luckau (au sud de Berlin – le plus ancien des grands instruments historiques de la Marche de Brandebourg) ; Bitten und Beten (supplicaton et prière) à Melle (près d’Osnabrück – formidable reconstruction).

De la Hollande à la Basse-Saxe, de la Prusse au Danemark, les couleurs varient sensiblement mais pour une image harmonieuse de l’œuvre une et sans cesse renouvelée du grand Danois de Lubeck, même si les genres abordés sont assurément moins nombreux et diversement traités que par la suite chez Bach. Une très belle intégrale, unique pour ce qui est du panorama instrumental, de première grandeur.
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  • DIAPASON : J.S. Bach.Volume 1

Helga Schauerte (après ses belles interprétations de Buxtehude, Buttstett, Reger, Alain …) commence une intégrale Bach sur cet orgue. Une de plus ?

Oui mais quel plus ! Qui enchante ou rebute d’emblée. Un Bach juste ce qu’il faut d’un peut déjanté.(…)

Un Bach dépoussiéré, vigoureux, dans les grandes pièces, énergique ou méditatif dans les chorals, interprété non à l’image de son futur (le vieux cantor) mais comme l’œuvre d’un jeune organiste en pleine forme, ayant lu,entendu, assimilé et filtré les styles de ses prédécesseurs.
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PIANO MAGAZINE, SEPT/OCTOBRE 2004 – N° 42 (Sylviane Falcinelli) :
Les organistes de la Belle Époque
Vol 1 : Léon Boëllmann
Vol 2  Théodore Dubois


Avouons notre réticence à la réception du disque Théodore Dubois : quoi, le pape du conservatisme, l’auteur brocardé du si académique Traité d’Harmonie !

Nous nous apprêtions à nous ennuyer une heure durant, mais – cela se vérifie souvent – un grand interprète réussit à faire passer un certain souffle dans les ouvrages les plus mineurs.

Maintes réalisations antérieures nous avaient prouvé que Helga Schauerte est l’une des meilleures organistes actuelles (son intégrale Buxtehude, chez Syrius, demeure la plus recommandable), et l’une des rares à honorer le noble titre d’interprète.

Comment donc a-t-elle réussi à capturer notre attention autour de l’ancien professeur et directeur du Conservatoire de Paris ?

D’abord, armée d’un toucher très précis et très maîtrisé, elle sait faire parler un orgue romantique avec autant de nerf que de ductilité, donc donner du relief à la moindre phrase, ce qui n’est pas à la portée du premier organiste venu.

Avec vivacité, elle réussit à ne pas s’appesantir sur ce qui relève du pompiérisme et à mettre en valeur tout ce qui confère charme, naturel et suggestivité au discours.

Excellente coloriste, elle registre ces pièces avec diversité et luminosité, donnant ainsi une éclatante leçon aux organistes (si nombreux, hélas ! ) qui s’échinent aujourd’hui à nous faire croire qu’orgue romantique ou post-romantique rime avec lourdeur ou épaisseur.

Elle nous prouve le contraire sur le Merklin (1880) de Moulins, remarquablement conservé et restauré, qu’elle fait sonner avec éclat, panache, poésie, chaleur, imagination.

En vertu de quoi, notre intérêt rebondit sans cesse – même si le langage de Dubois ne concurrence certes pas César Franck – et nous passons une heure de réelle jouissance organistique, servie par l’excellente prise de son de Bernard Neveu.

Pour l’alsacien Boëllmann, Helga Schauerte exploite l’harmonieux alliage des esthétiques allemandes et françaises réalisé sur un orgue récent de Kuhn (à la cathédrale de Minden, Wesphalie, dont la prise de son joue habilement de l’acoustique longuement réverbérante).

Son Boëllmann a du jarret, de la sève, mais aussi de l’élévation spirituelle (admirez le rubato subtilement modulé dans la Prière à Notre-Dame).

Maniant avec souplesse des tempi enlevés et des phrasés judicieux, Helga Schauerte sauve ainsi le malheureux compositeur des pesanteurs ringardes dont on l’avait accablé.

Musicologue tout aussi émérite, elle fait paraître, parallèlement aux présents disques, une édition Urtext des œuvres d’orgue de ces deux compositeurs chez Bärenreiter.